Une collègue vient de me prêter un disque de musique grecque.
J'ai été envahie de souvenirs de voyage dès les premières notes. C'est fou comment nos sens sont reliés à nos souvenirs.
Lors de l'écoute du disque, j'étais sur l'île de Santorin explorant la capitale (Fira) et ses rues étroites piétonnières, ses chapelles bleues et blanches, le tintement des clochers, la ville semblant se tenir en équilibre sur la majestueuse Caldeira de 250 mètres.
J'étais à Chania en Crête avec son fort, ses bateaux de pêche, son marché, ses gens sympathiques, la mer à perte de vue, la plage de sable fin, le bruit des vagues, l'eau chaude, les sardines grillées dégustées sur une terrasse attenante à la mer et le feu du verre de Raki à la fin du repas.
J'étais aussi dans les rues d'Athènes avec l'Acropole surplombant la ville, avec George le barman pris du syndrôme du toast compulsif, avec le feu du soleil dans un ciel sans nuages, les ruines exhibées un peu partout dans la ville, les motos et les voitures stationnées n'importe comment dans n'importe quel sens, les terrasses partout, l'amertume du café grec.
J'ai revécu mon voyage en 12 chansons.
Vivement le Portugal pour peupler ma mémoire d'autres souvenirs sensoriels!
29 mai 2007
22 mai 2007
NYC
Deuxième visite à NYC le weekend dernier en compagnie de Mighty G. Malgré la température exécrable de samedi, nous nous sommes bien amusés.
Nos activités:
- Un peu de magasinage, mais je reste déçue de ne pas avoir eu davantage de temps pour explorer;
- Le "traditionnel" bol de nouilles dans le Chinatown. Nous avons évité Canal Street. C'était bondé de touristes... :op
- La visite du Meat Packing District dans Chelsea. À voir définitivement. Autrefois le quartier des bouchers et de l'industrie de transformation de la viande, c'est maintenant un quartier hip et branché où alternent boutique de designers, resto haut de gamme, club et encore quelques boucheries. L'hétérogénéité de l'architecture est très intéressante.
- La découverte du Chelsea Market. En bref, c'était autrefois une usine de biscuit (National Biscuit Company complex) et c'est maintenant un marché branché ayant conservé l'ancienne architecture. http://www.chelseamarket.com/
- Une promenade sur le Pont de Brooklyn. À faire ab-so-lu-ment! La vue est incomparable.

- L'exploration de Brooklyn et ses fameuses maisons que l'on voit partout dans les films et les clips de musique (désolée pour la voiture qui cache un peu la vue)
- Utilisation à fond du métro de New York. Les touristes, vous pouvez vous procurer une carte "fun pass" d'une durée de 24h pour la modique somme de 10$. Bon deal si vous comptez vous promener pas mal. J'aime beaucoup ce métro, il n'est pas aussi beau et aussi propre que celui de Montréal, mais il est surtout très pratique et très étendu.
- Petite exploration de Queen's, obligée, puisque nous logions dans le quartier. J'ai bien aimé. C'est paisible et coquet.
------------------------
Pour les curieux, l'accueil de la belle-famille était super. Juste eu beaucoup de mal à suivre les conversations en créole, principale langue parlée.
La tante de G est très énergique et généreuse. C'est une femme de carrière (traiteur et pâtissière). Elle a son atelier de cuisine dans le sous-sol, mais les gâteaux sont exposés partout dans la maison en attendant que l'on vienne les chercher. Dur dur pour une gourmande comme moi. Je peux vous confirmer qu'elle cuisine divinement bien.
L'oncle de G est un taquin toujours en train de rigoler. Il est cependant discret et il laisse toute la place à sa femme.
La doyenne de la maison est la mère de la tante de G, la Grande tante si on peut dire, qui a 97 ans. Une femme d'une grande force morale, c'est un pillier. Toute personne (les voisins, la famille et les amis, sauf les étrangers comme moi) qui entre dans la maison passe d'abord saluer cette femme par un doux baiser sur le front. C'était émouvant comme rituel, je trouve.
Elle m'a demandé de l'embrasser seulement qu'à la fin du périple, ce qui fut une petite victoire pour moi, puisque j'ai, en quelque sorte, passé le test...
Nos activités:
- Un peu de magasinage, mais je reste déçue de ne pas avoir eu davantage de temps pour explorer;
- Le "traditionnel" bol de nouilles dans le Chinatown. Nous avons évité Canal Street. C'était bondé de touristes... :op
- La visite du Meat Packing District dans Chelsea. À voir définitivement. Autrefois le quartier des bouchers et de l'industrie de transformation de la viande, c'est maintenant un quartier hip et branché où alternent boutique de designers, resto haut de gamme, club et encore quelques boucheries. L'hétérogénéité de l'architecture est très intéressante.
- La découverte du Chelsea Market. En bref, c'était autrefois une usine de biscuit (National Biscuit Company complex) et c'est maintenant un marché branché ayant conservé l'ancienne architecture. http://www.chelseamarket.com/
- Une promenade sur le Pont de Brooklyn. À faire ab-so-lu-ment! La vue est incomparable.

- L'exploration de Brooklyn et ses fameuses maisons que l'on voit partout dans les films et les clips de musique (désolée pour la voiture qui cache un peu la vue)
- Utilisation à fond du métro de New York. Les touristes, vous pouvez vous procurer une carte "fun pass" d'une durée de 24h pour la modique somme de 10$. Bon deal si vous comptez vous promener pas mal. J'aime beaucoup ce métro, il n'est pas aussi beau et aussi propre que celui de Montréal, mais il est surtout très pratique et très étendu.- Petite exploration de Queen's, obligée, puisque nous logions dans le quartier. J'ai bien aimé. C'est paisible et coquet.
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Pour les curieux, l'accueil de la belle-famille était super. Juste eu beaucoup de mal à suivre les conversations en créole, principale langue parlée.
La tante de G est très énergique et généreuse. C'est une femme de carrière (traiteur et pâtissière). Elle a son atelier de cuisine dans le sous-sol, mais les gâteaux sont exposés partout dans la maison en attendant que l'on vienne les chercher. Dur dur pour une gourmande comme moi. Je peux vous confirmer qu'elle cuisine divinement bien.
L'oncle de G est un taquin toujours en train de rigoler. Il est cependant discret et il laisse toute la place à sa femme.
La doyenne de la maison est la mère de la tante de G, la Grande tante si on peut dire, qui a 97 ans. Une femme d'une grande force morale, c'est un pillier. Toute personne (les voisins, la famille et les amis, sauf les étrangers comme moi) qui entre dans la maison passe d'abord saluer cette femme par un doux baiser sur le front. C'était émouvant comme rituel, je trouve.
Elle m'a demandé de l'embrasser seulement qu'à la fin du périple, ce qui fut une petite victoire pour moi, puisque j'ai, en quelque sorte, passé le test...
17 mai 2007
Oh my God! J'ai trouvé un super Aptonyme. Le comble du ridicule.
En fait, mon amie vient de m'écrire pour me dire qu'elle avait trouvé un champion toute catégorie. Voici, mot pour mot, ce qu'elle m'a confié en primeur:
Je viens d'aller voir ton blog et j'ai bien ri parce que ça m'a fait penser à un médecin où ma soeur travaille. Il est gynécologue et il s'apelle LATOUFFE.... imagine ça à l'intercom.... Docteur Latouffe en gynéco Docteur Latouffe.
J'ai peine à y croire! C'est trop drôle.
En fait, mon amie vient de m'écrire pour me dire qu'elle avait trouvé un champion toute catégorie. Voici, mot pour mot, ce qu'elle m'a confié en primeur:
Je viens d'aller voir ton blog et j'ai bien ri parce que ça m'a fait penser à un médecin où ma soeur travaille. Il est gynécologue et il s'apelle LATOUFFE.... imagine ça à l'intercom.... Docteur Latouffe en gynéco Docteur Latouffe.
J'ai peine à y croire! C'est trop drôle.
Dans la catégorie, lui, il fait le bon boulot, la semaine dernière j'ai reçu un pamphlet publicitaire de Benoît Loyer, agent d'immeuble... Avouez que c'est presque trop une coïncidence pour en être vraiment une.
En tout cas, j'ai bien rigolé.
Le saviez vous?
Ce phénomène du nom de famille d'une personne étroitement lié à son métier ou à ses occupations est désigné par un terme spécifique. Il s'agit d'un aptonyme. (www.granddictionnaire.com)
Par exemple, mon prof d'arts plastiques se nommait "Barbeau" et mon prof de géographie, "Roche".
J'suis obsédée par les aptonymes...
En tout cas, j'ai bien rigolé.
Le saviez vous?
Ce phénomène du nom de famille d'une personne étroitement lié à son métier ou à ses occupations est désigné par un terme spécifique. Il s'agit d'un aptonyme. (www.granddictionnaire.com)
Par exemple, mon prof d'arts plastiques se nommait "Barbeau" et mon prof de géographie, "Roche".
J'suis obsédée par les aptonymes...
Questionnements d'une insomniaque...
- Pourquoi, quand on pense que l'hiver est vraiment parti, revient-il nous faire un dernier coucou juste pour nous donner un dernier petit coup de déprime saisonnière?
- Pourquoi est-ce que Mighty G lyre dans son sommeil?
- Pourquoi est-ce que la toilette décide de faire un burn out à 3 heures du matin, alors que je n'ai aucune aptitude psychique et physique pour la réparer?
- Pourquoi attend-je toujours la dernière journée avant le départ pour faire mes préparatifs de voyage?
- Pourquoi le robinet attend-il la nuit pour faire son solo de gouttes?
- Pourquoi est-ce qu'il annonce beau à Montréal et pluvieux à New York ce weekend? Me semble que ce n'est pas si loin non?
- Pourquoi, alors que je viens à peine de m'endormir, pogne-je une crampe dans le mollet?
- Pourquoi, lors de mes crises d'insomnie, m'endorme-je toujours une heure avant que le réveil ne sonne, me laissant dans un état qualifié de "scrap" pour la journée"?
- Pourquoi est-ce que Mighty G lyre dans son sommeil?
- Pourquoi est-ce que la toilette décide de faire un burn out à 3 heures du matin, alors que je n'ai aucune aptitude psychique et physique pour la réparer?
- Pourquoi attend-je toujours la dernière journée avant le départ pour faire mes préparatifs de voyage?
- Pourquoi le robinet attend-il la nuit pour faire son solo de gouttes?
- Pourquoi est-ce qu'il annonce beau à Montréal et pluvieux à New York ce weekend? Me semble que ce n'est pas si loin non?
- Pourquoi, alors que je viens à peine de m'endormir, pogne-je une crampe dans le mollet?
- Pourquoi, lors de mes crises d'insomnie, m'endorme-je toujours une heure avant que le réveil ne sonne, me laissant dans un état qualifié de "scrap" pour la journée"?
14 mai 2007
Weekend occupé, fête des mères oblige.
J'ai vu Cocotte ce dimanche. Presque deux mois sans la voir, c'était trop! Les retrouvailles ont été intenses. Elle ne me lâchait pas d'une semelle. Elle était littéralement scotchée à mes jambes.
Elle est dans la phase du "faisons la même chose le fun 50 fois de suite et je ne me fatiguerai jamais de le faire!" On a chanté "J'ai perdu le dos de ma clarinette" environ 15 fois. Je faisais des voix: une voix de géant, une voix de souris, une voix de canard... Il n'y a aucune limite à me ridiculiser devant ma Cocotte adorée. D'ailleurs, dans son monde, le ridicule n'existe pas. J'oublie que je chante faux, que ma voix ne porte pas assez, que je ne sais pas toutes les paroles. etc. Ses yeux brillants et son sourire me font faire n'importe quoi.
-----------------------------
Changement de plans pour NYC. Cousine de Belle-maman nous offre de loger chez elle. À part le fait qu'elle demeure dans Queen's, assez loin, que j'avais prévu passer un weekend en amoureux, je n'y vois pas d'objections...
On va économiser sur l'hôtel et les repas (ça fait plus d'argent pour magasiner ça). Parait que Cousine est une traiteur de boustifaille haïtienne. Parait qu'elle cuisine mieux que belle-maman. Woa! Déjà que belle-maman est numéro 1 dans mon décompte... Ça promet!
Parenthèse sur la cuisine haïtienne, ça fait longtemps que je veux en parler.
La cuisine haïtienne est la plus savoureuse que je connaisse. Voici un petit topo pour vous en donner une brève idée.
La base de la cuisine haitienne, c'est le riz. Il n'est jamais servi juste blanc. Il y a le riz national, dit riz pois collés ou riz collé, (cuit avec des fèves rouges), le riz sauce pois (riz blanc servi avec une sauce faite avec des pois blancs, des fèves noires, des pois verts ou des fèves rouges), le riz Djon-Djon (cuit avec une sorte de champignon séché), etc.
Les viandes sont toujours "lavées" au citron, à la lime et à l'orange amère (coutume qui permet d'éliminer les bactéries et les impuretés, je crois). Elles sont marinées pendant au moins 24h avec du piment fort, du thym, de l'ail, du citron et d'autres épices secrètes. Elles sont grillées à la poêle, grillées au four puis mijotées toute la journée dans une sauce généralement à base d'huile et de tomates (même la dinde est cuite comme ça!).
Il y a juste le griot qui n'est pas servi en sauce. C'est du porc en cube (généralement de l'épaule de porc), mariné pendant au moins 24h, bouilli presque vapeur, et puis frit ou grillé au four. C'est croustillant, gras et savoureux!
La sauce noix d'acajou est un accompagnement. Ce sont des noix d'acajou cuites dans une sauce huile-tomate pendant des heures. Les noix fondent dans la bouche et c'est assez épicé.
Il y a aussi les bananes pesées. Ce sont des bananes plantain frites un peu, écrasées et refrites. Le piklis (prononcer piklize) est le condiment le plus populaire. C'est une marinade de chou rapé, de carottes rapées, de vinaigre et de piment habanero. Ça arrache la gueule.
Donc j'aime cette cuisine, c'est chaud (épicé, piqué), c'est toujours plein de saveurs (une overdose à chaque fois) et c'est tendre. Du vrai comfort food. J'espère que je vous ai mis l'eau à la bouche. N'ayez pas peur d'essayer, il y a plein de resto haïtiens sur Pie IX au nord du boulevard métropolitain. Le resto chez Toutou sur Bélanger, un peu à l'est de Pie IX est un des meilleurs que je connaisse. Le service est sympa.
On risque de se régaler dans Queen's ce weekend.
J'ai vu Cocotte ce dimanche. Presque deux mois sans la voir, c'était trop! Les retrouvailles ont été intenses. Elle ne me lâchait pas d'une semelle. Elle était littéralement scotchée à mes jambes.
Elle est dans la phase du "faisons la même chose le fun 50 fois de suite et je ne me fatiguerai jamais de le faire!" On a chanté "J'ai perdu le dos de ma clarinette" environ 15 fois. Je faisais des voix: une voix de géant, une voix de souris, une voix de canard... Il n'y a aucune limite à me ridiculiser devant ma Cocotte adorée. D'ailleurs, dans son monde, le ridicule n'existe pas. J'oublie que je chante faux, que ma voix ne porte pas assez, que je ne sais pas toutes les paroles. etc. Ses yeux brillants et son sourire me font faire n'importe quoi.
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Changement de plans pour NYC. Cousine de Belle-maman nous offre de loger chez elle. À part le fait qu'elle demeure dans Queen's, assez loin, que j'avais prévu passer un weekend en amoureux, je n'y vois pas d'objections...
On va économiser sur l'hôtel et les repas (ça fait plus d'argent pour magasiner ça). Parait que Cousine est une traiteur de boustifaille haïtienne. Parait qu'elle cuisine mieux que belle-maman. Woa! Déjà que belle-maman est numéro 1 dans mon décompte... Ça promet!
Parenthèse sur la cuisine haïtienne, ça fait longtemps que je veux en parler.
La cuisine haïtienne est la plus savoureuse que je connaisse. Voici un petit topo pour vous en donner une brève idée.
La base de la cuisine haitienne, c'est le riz. Il n'est jamais servi juste blanc. Il y a le riz national, dit riz pois collés ou riz collé, (cuit avec des fèves rouges), le riz sauce pois (riz blanc servi avec une sauce faite avec des pois blancs, des fèves noires, des pois verts ou des fèves rouges), le riz Djon-Djon (cuit avec une sorte de champignon séché), etc.
Les viandes sont toujours "lavées" au citron, à la lime et à l'orange amère (coutume qui permet d'éliminer les bactéries et les impuretés, je crois). Elles sont marinées pendant au moins 24h avec du piment fort, du thym, de l'ail, du citron et d'autres épices secrètes. Elles sont grillées à la poêle, grillées au four puis mijotées toute la journée dans une sauce généralement à base d'huile et de tomates (même la dinde est cuite comme ça!).
Il y a juste le griot qui n'est pas servi en sauce. C'est du porc en cube (généralement de l'épaule de porc), mariné pendant au moins 24h, bouilli presque vapeur, et puis frit ou grillé au four. C'est croustillant, gras et savoureux!
La sauce noix d'acajou est un accompagnement. Ce sont des noix d'acajou cuites dans une sauce huile-tomate pendant des heures. Les noix fondent dans la bouche et c'est assez épicé.
Il y a aussi les bananes pesées. Ce sont des bananes plantain frites un peu, écrasées et refrites. Le piklis (prononcer piklize) est le condiment le plus populaire. C'est une marinade de chou rapé, de carottes rapées, de vinaigre et de piment habanero. Ça arrache la gueule.
Donc j'aime cette cuisine, c'est chaud (épicé, piqué), c'est toujours plein de saveurs (une overdose à chaque fois) et c'est tendre. Du vrai comfort food. J'espère que je vous ai mis l'eau à la bouche. N'ayez pas peur d'essayer, il y a plein de resto haïtiens sur Pie IX au nord du boulevard métropolitain. Le resto chez Toutou sur Bélanger, un peu à l'est de Pie IX est un des meilleurs que je connaisse. Le service est sympa.
On risque de se régaler dans Queen's ce weekend.
07 mai 2007
Fierté under cover
Un petit velour anonyme ce matin... Oui, j'ai éprouvé un élan de fierté.
En première page du Journal de Montréal se retrouvait l'étude sur les fast-food autour des écoles sur laquelle j'ai travaillé d'arrache-pied pendant des mois. Mes données, les chiffres que j'ai calculés sont cités. Sur Cyber-Presse, un court article parlait aussi du projet.
Comprenez-moi, je n'éprouve pas vraiment de fierté à retrouver mes données dans le Journal de Montréal (surtout en lisant le reportage qu'ils ont fait avec les ados en complément, et ils ont quand même réussi à faire une erreur, c'est 42% et non 20%, bout de viarge!).
J'éprouve tout simplement une grande satisfaction de pouvoir dire au gens de mon entourage, qui ne comprennent pas trop ce que je fais comme boulot et qui ne voient pas trop l'utilité de la recherche, que c'est ça que je fais. Ce sont les résultats de mon travail et oui, ça sert à quelque chose. Ces articles dans des journaux populaires concrétisent un peu plus notre boulot et nous donnent un peu plus de crédit.
C'est con non? Que notre projet soit publié dans la plus prestigieuse revue scientifique en santé, tout le monde s'en fout. Mais dès que notre projet paraît dans des journaux populaires, là, notre travail est reconnu. Tout le monde en parle.
Donc voilà. Mon nom n'est pas cité, mais je sais que c'est mon boulot, que le chercheur n'aurait jamais pu arriver là sans moi et ça me suffit.
En première page du Journal de Montréal se retrouvait l'étude sur les fast-food autour des écoles sur laquelle j'ai travaillé d'arrache-pied pendant des mois. Mes données, les chiffres que j'ai calculés sont cités. Sur Cyber-Presse, un court article parlait aussi du projet.
Comprenez-moi, je n'éprouve pas vraiment de fierté à retrouver mes données dans le Journal de Montréal (surtout en lisant le reportage qu'ils ont fait avec les ados en complément, et ils ont quand même réussi à faire une erreur, c'est 42% et non 20%, bout de viarge!).
J'éprouve tout simplement une grande satisfaction de pouvoir dire au gens de mon entourage, qui ne comprennent pas trop ce que je fais comme boulot et qui ne voient pas trop l'utilité de la recherche, que c'est ça que je fais. Ce sont les résultats de mon travail et oui, ça sert à quelque chose. Ces articles dans des journaux populaires concrétisent un peu plus notre boulot et nous donnent un peu plus de crédit.
C'est con non? Que notre projet soit publié dans la plus prestigieuse revue scientifique en santé, tout le monde s'en fout. Mais dès que notre projet paraît dans des journaux populaires, là, notre travail est reconnu. Tout le monde en parle.
Donc voilà. Mon nom n'est pas cité, mais je sais que c'est mon boulot, que le chercheur n'aurait jamais pu arriver là sans moi et ça me suffit.
02 mai 2007
Bon ça y est, c'est fait, c'est vraiment vrai. Mighty G et moi iront vivre une autre aventure à New-York, l'espace d'un weekend (celui des Patriotes).
La location de l'hotel ou l'achat des billets est vraiment ZE exciting moment. C'est là que tu réalises que tu pars pour vrai de vrai. C'est du concret. Bref, je ne me peux plus, j'ai des papillons dans l'estomac! Et ça me fait le même effet à chaque fois, à chaque endroit. Même pour un hôtel à Coaticook ça me ferait le même effet!
J'ai réservé à un hôtel vraiment pas cher situé entre le Lower East Side, la petite Italie et le Chinatown. Juste au nord de Canal Street.
Bon, il y a un bémol concernant l'hôtel, c'est une salle de bain partagée et paraît que c'est bruyant (l'hôtel, pas la salle de bain... quoique...), mais nous ne sommes pas là pour rester à l'hôtel de toute façon! Je ne suis pas très douillette. Pourvu qu'il y ait un lit et une douche, ça me va. (Pour avoir été au Maroc et en Grèce, je peux dire que j'ai vu pire... Et il n'y a eu rien de pire jusqu'à maintenant qu'une nuit passée dans des toilettes-turques-pas-lavées-depuis-je-ne-sais-quand-avec-coulées-et-tâches-non-identifiées-plus-odeur-infecte...)
Donc.
À faire ce weekend là:
- Aller voir la famille de Mighty G
- Magasiner (du linge pour toutounes que je ne risque pas de voir ici!)
- Aller shopper sur Canal Street
- Explorer les quartiers autour
Ma collègue et amie New-Yorkaise est en train de me faire une liste des choses à voir et à faire... Ça promet!
Reste à louer une voiture. Des suggestions?
---------------------------------------------------------
Vendredi dernier: première visite au marché Adonis.
Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est une grande épicerie méditerannéenne où on peut trouver environ 30 sortes de baklavas, 10 sortes de fêta, des olives, des pistaches, de la viande marinée, 10 sortes de pita.
J'en suis ressortie avec une facture assez salée.
Plus je pense à mon expérience, moins j'ai aimé.
Oh, j'ai aimé les produits et leur diversité, mais pas du tout le service: j'ai eu affaire à des membres du personnel tellement blasés et parfois insolents qui se foutaient des quantités que je voulais.
Je ne vois pas pourquoi tout le monde se pâme à ce point; le service est nul, il y a tellement de monde qu'il est presqu'impossible de circuler avec son panier et je n'ai pas trouvé les prix si avantageux. Je préfère de loin aller dans de petites épiceries locales dans Parc Extension, au marché Jean-Talon, dans le Chinatown ou dans Saint-Michel où il y a souvent moins de monde, où on peut trouver de vrai bons deals et où les gens sont plus soucieux de leur clientèle...
Toutefois, un point positif pour Adonis en terminant, les produits achetés étaient tous très bons. La viande marinée (caille, poulet sish taouk et porc souvlaki) que j'ai achetée était succulente et les baklavas, savoureux.
La location de l'hotel ou l'achat des billets est vraiment ZE exciting moment. C'est là que tu réalises que tu pars pour vrai de vrai. C'est du concret. Bref, je ne me peux plus, j'ai des papillons dans l'estomac! Et ça me fait le même effet à chaque fois, à chaque endroit. Même pour un hôtel à Coaticook ça me ferait le même effet!
J'ai réservé à un hôtel vraiment pas cher situé entre le Lower East Side, la petite Italie et le Chinatown. Juste au nord de Canal Street.
Bon, il y a un bémol concernant l'hôtel, c'est une salle de bain partagée et paraît que c'est bruyant (l'hôtel, pas la salle de bain... quoique...), mais nous ne sommes pas là pour rester à l'hôtel de toute façon! Je ne suis pas très douillette. Pourvu qu'il y ait un lit et une douche, ça me va. (Pour avoir été au Maroc et en Grèce, je peux dire que j'ai vu pire... Et il n'y a eu rien de pire jusqu'à maintenant qu'une nuit passée dans des toilettes-turques-pas-lavées-depuis-je-ne-sais-quand-avec-coulées-et-tâches-non-identifiées-plus-odeur-infecte...)
Donc.
À faire ce weekend là:
- Aller voir la famille de Mighty G
- Magasiner (du linge pour toutounes que je ne risque pas de voir ici!)
- Aller shopper sur Canal Street
- Explorer les quartiers autour
Ma collègue et amie New-Yorkaise est en train de me faire une liste des choses à voir et à faire... Ça promet!
Reste à louer une voiture. Des suggestions?
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Vendredi dernier: première visite au marché Adonis.
Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est une grande épicerie méditerannéenne où on peut trouver environ 30 sortes de baklavas, 10 sortes de fêta, des olives, des pistaches, de la viande marinée, 10 sortes de pita.
J'en suis ressortie avec une facture assez salée.
Plus je pense à mon expérience, moins j'ai aimé.
Oh, j'ai aimé les produits et leur diversité, mais pas du tout le service: j'ai eu affaire à des membres du personnel tellement blasés et parfois insolents qui se foutaient des quantités que je voulais.
Je ne vois pas pourquoi tout le monde se pâme à ce point; le service est nul, il y a tellement de monde qu'il est presqu'impossible de circuler avec son panier et je n'ai pas trouvé les prix si avantageux. Je préfère de loin aller dans de petites épiceries locales dans Parc Extension, au marché Jean-Talon, dans le Chinatown ou dans Saint-Michel où il y a souvent moins de monde, où on peut trouver de vrai bons deals et où les gens sont plus soucieux de leur clientèle...
Toutefois, un point positif pour Adonis en terminant, les produits achetés étaient tous très bons. La viande marinée (caille, poulet sish taouk et porc souvlaki) que j'ai achetée était succulente et les baklavas, savoureux.
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